Une coalition de 68 réseaux européens, dont l’organisation faîtière paneuropéenne de la diaconie Eurodiaconia, s’est prononcée, dans une déclaration commune, en faveur d’un budget social fort et autonome pour l’Union européenne. Ce plaidoyer s’inscrit dans le contexte du débat en cours sur le prochain budget de l’UE ainsi que des propositions de la Commission européenne visant à restructurer les principaux instruments de financement.
La critique porte principalement sur le projet de fusionner le Fonds social européen (FSE) et le Fonds européen de développement régional (FEDER) avec d’autres fonds. Cela risquerait d’affaiblir l’impact social et territorial des programmes. « Des investissements sociaux et territoriaux ciblés sont essentiels pour la compétitivité », indique le communiqué. De tels investissements favorisent l’emploi, renforcent la cohésion sociale et contribuent à la stabilité économique dans les États membres.
Les organisations mettent également en garde contre une réduction des dépenses sociales. La part proposée de 14 % serait nettement inférieure au niveau actuel, alors que davantage de domaines d’action devraient être couverts. Cela pourrait affaiblir des objectifs centraux tels que la lutte contre la pauvreté, la qualification et l’inclusion sociale, selon leur évaluation commune.
Les réseaux participants demandent donc expressément que le FSE et le FEDER soient maintenus en tant que fonds autonomes dotés de missions, de budgets et de réglementations clairs. « Des fonds autonomes garantissent la clarté, une mise en œuvre efficace et un impact politique plus fort », indique le communiqué. C’est la seule façon de garantir la transparence, la sécurité de la planification et une mise en œuvre effective des objectifs de politique sociale.
En outre, l’alliance plaide en faveur de subventions fiables et non remboursables, ainsi que d’une orientation plus marquée vers les groupes de population défavorisés. Les petites organisations à but non lucratif, en particulier, devraient bénéficier d’un meilleur accès aux subventions de l’UE, par exemple grâce à des procédures simplifiées et à un soutien ciblé.
Dans l’ensemble, les organisations signataires considèrent leur déclaration comme un appel lancé aux États membres et au Parlement européen pour qu’ils ne réduisent pas les investissements sociaux dans le futur budget de l’UE, mais qu’ils les renforcent de manière ciblée. Un cadre social solide est essentiel pour permettre à toutes les communautés de mener une vie de qualité et pour garantir que l’économie sociale de marché européenne reste un modèle de croissance inclusive, indique le communiqué.
