Des organisations sociales autrichiennes mettent en garde contre des restrictions pour les familles bénéficiant d’une protection

27 Juil 2026

Caritas, Diakonie et Volkshilfe s’opposent aux restrictions prévues en Autriche concernant les prestations familiales pour les personnes déplacées d’Ukraine et les personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire. Elles redoutent un affaiblissement de la protection sociale et une aggravation de la pauvreté des enfants.

Caritas Österreich, Diakonie Österreich et Volkshilfe Österreich critiquent une modification législative du gouvernement fédéral autrichien, qui se trouve, selon les organisations, en phase de consultation. Les personnes déplacées d’Ukraine relevant de l’aide de base ne devraient ainsi plus recevoir d’allocations familiales à l’avenir. Les enfants de personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire et relevant de l’aide de base seraient également concernés.

Les organisations soulignent que les deux groupes disposent d’un statut de protection et sont, en grande partie, assimilés aux ressortissants autrichiens en matière de droit social. La réglementation prévue les exclurait néanmoins de prestations familiales centrales.

Selon Caritas, Diakonie et Volkshilfe, ce projet est contraire au droit européen en vigueur. Elles renvoient au nouveau règlement européen relatif au statut dans le cadre du régime d’asile européen commun, entré en vigueur à la mi-juin. Celui-ci prévoit en principe, pour les personnes bénéficiant d’une protection subsidiaire, les mêmes prestations de sécurité sociale que pour les ressortissants nationaux; les prestations familiales y sont expressément incluses.

Selon le communiqué, les familles qui ne sont actuellement pas en mesure de subvenir elles-mêmes à leurs besoins seraient particulièrement touchées. Les trois organisations avertissent qu’une exclusion des prestations familiales pourrait aggraver la pauvreté des enfants.

L’aide de base ne remplace pas une protection sociale plus étendue, font valoir Caritas, Diakonie et Volkshilfe. Elle sert à garantir le minimum vital pendant une procédure d’asile en cours. Pour les personnes disposant d’un droit de séjour durable, l’aide sociale devrait en revanche constituer le dernier filet de sécurité sociale. À défaut, des restrictions considérables concernant les besoins fondamentaux, la formation et la participation sociale seraient à craindre.

Les organisations critiquent également la procédure parlementaire. Bien que le délai de consultation relatif à la modification législative courre encore jusqu’au 24 juillet, le projet aurait déjà été transmis au Parlement. Caritas, Diakonie et Volkshilfe demandent au gouvernement fédéral de retirer les mesures prévues.

La prise de position souligne l’importance particulière d’une protection sociale fiable pour les familles bénéficiant d’un statut de protection. Pour le travail diaconal dans le domaine de la migration et de la fuite, elle montre à quel point la protection liée au droit de séjour, les prestations destinées aux familles et la participation des enfants sont étroitement liées.