Diakonie Autriche réclame une meilleure protection pour les parents d’enfants prématurés

25 Fév 2026

En Autriche, 7 % des enfants naissent prématurément. Diakonie Autriche estime qu'il est urgent d'agir en matière de congé parental, d'allocations familiales et d'accompagnement.

En Autriche, plus de 5 000 enfants naissent chaque année avant la 37e semaine de grossesse, soit environ 7 % de tous les nouveau-nés. À l’échelle mondiale, un enfant sur dix naît prématurément. Dans ce contexte, Diakonie Österreich réclame une amélioration des conditions sociales pour les familles concernées.

Dans un communiqué récent, Martin Schenk, expert social chez Diakonie Österreich, souligne que les parents d’enfants prématurés sont soumis à des contraintes particulières. « Il est urgent d’aider les parents de prématurés en tenant compte de leurs besoins accrus en matière d’accompagnement et de soins », déclare le psychologue dans le communiqué. Sont considérés comme prématurés les enfants nés avant la 37e semaine de grossesse ; beaucoup d’entre eux pèsent moins de 2 500 grammes.

Concrètement, la Diakonie demande une adaptation des dispositions légales relatives au congé parental et aux allocations familiales. Leur durée devrait être basée sur la date de naissance prévue, afin que les parents puissent effectivement bénéficier du temps de garde auquel ils ont droit. Actuellement, les parents de prématurés sont désavantagés, car ils doivent souvent passer plusieurs mois à l’hôpital avec leur enfant après la naissance. Le communiqué indique que les parents de prématurés « restent d’abord à l’hôpital jusqu’à quatre mois ou plus après la naissance », tandis que les parents d’enfants nés à terme peuvent généralement s’occuper de leurs enfants à la maison pendant 14 mois. Les mois passés à l’hôpital manquent ensuite pour les soins à domicile, alors que les prématurés ont souvent besoin d’une assistance plus longue en raison de retards de développement.

En outre, la Diakonie plaide en faveur d’une augmentation des allocations familiales pour les prématurés extrêmes ou les nouveau-nés malades, afin de reconnaître les soins supplémentaires nécessaires. « Lorsqu’un bébé naît prématurément, les parents sont soudainement confrontés à des questions totalement nouvelles », fait remarquer M. Schenk. Les aides médicales telles que les tire-lait ou les pèse-bébés devraient également être accordées plus facilement et en fonction du développement de l’enfant. La Diakonie cite comme modèle possible la reconnaissance d’une allocation de soins comme en Allemagne.

En outre, la Diakonie Autriche plaide en faveur d’un développement des « aides précoces » existantes. Ces offres destinées aux familles avec des enfants de zéro à trois ans devraient être étendues à l’âge de trois à six ans afin que les chaînes de prévention puissent s’imbriquer de manière fiable.

Parallèlement, l’organisation renvoie à son nouveau guide en ligne « Kinder stärken » (Renforcer les enfants), qui fournit aux parents, aux éducateurs et aux autres personnes de référence des informations sur la santé et le développement des enfants, en particulier dans les situations de vie difficiles.