La Confédération et le secteur privé veulent renforcer ensemble l’intégration professionnelle

25 Mai 2026

La Confédération, les cantons et le secteur privé souhaitent favoriser de manière ciblée l'intégration des demandeurs d'emploi et des réfugiés grâce à de nouvelles coopérations et à des offres numériques.

Le conseiller fédéral Beat Jans s’est entretenu avec des représentants de grandes entreprises, des partenaires sociaux, des gouvernements cantonaux et de la société civile au sujet de nouvelles voies d’intégration professionnelle pour les demandeurs d’emploi. La rencontre du 22 mai a notamment porté sur la question de savoir comment mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre nationale, y compris les personnes ayant vécu l’exil. Comme l’indique le communiqué, cela passera notamment par le lancement de la plateforme numérique d’emploi et du centre de conseil Path2Work.

Il s’agissait déjà de la deuxième rencontre de ce type, après un premier échange qui avait eu lieu en février 2025. Selon le communiqué, les cantons sont responsables de l’intégration professionnelle des personnes relevant du domaine de l’asile, tandis que la Confédération joue un rôle de soutien. Le conseiller fédéral Beat Jans a déclaré que l’intégration des demandeurs d’emploi fonctionnait en principe bien en Suisse. « L’accès au marché du travail n’est toutefois souvent pas facile pour les personnes qui reprennent une activité professionnelle, les travailleurs âgés et en particulier les réfugiés. Ils ont donc besoin d’un soutien ciblé », a-t-il déclaré selon le communiqué.

Les cantons et les communes prépareraient donc les réfugiés à la recherche d’un emploi au marché du travail grâce à un soutien linguistique et à un accompagnement professionnel. La recherche d’emploi s’effectue ensuite directement ou avec le soutien des offices régionaux de placement. Parallèlement, il faut également que les entreprises soient disposées à fournir des efforts supplémentaires en matière d’intégration. Le conseiller d’État bernois Christoph Ammann, vice-président de la Conférence des gouvernements cantonaux, a souligné, selon le communiqué : « L’ouverture d’esprit des entreprises à faire un effort supplémentaire et à considérer l’intégration professionnelle comme un investissement est essentielle à leur succès » .

Au cours de la réunion, divers exemples ont été présentés illustrant comment les entreprises et les organisations sectorielles souhaitent orienter davantage leur recrutement vers les demandeurs d’emploi suisses. Adi Bucher, des CFF, a ainsi souligné que l’entreprise s’engageait de manière ciblée en faveur de la réintégration de collaborateurs internes, mais aussi des personnes en reconversion professionnelle, des réfugiés et des personnes sans diplôme professionnel.

Selon le communiqué, les associations professionnelles voient elles aussi un grand potentiel dans des offres de formation supplémentaires. GastroSuisse examine, en collaboration avec les partenaires sociaux, la mise en place de cours sectoriels uniformes afin de permettre à davantage de personnes d’obtenir un diplôme professionnel. « Notre branche a besoin de main-d’œuvre qualifiée. Nous voulons mieux exploiter le potentiel national afin d’être moins dépendants de la main-d’œuvre étrangère », a déclaré Beat Imhof de GastroSuisse, selon le communiqué.

De son côté, l’Association suisse des transports routiers (ASTAG) teste dans les cantons de Fribourg et d’Argovie un modèle de formation numérique destiné aux futurs chauffeurs de camion. L’objectif est de faciliter l’accès à la branche pour les personnes qualifiées. D’autres branches envisageraient actuellement de mettre en place des formations certifiantes similaires à l’échelle nationale.

Selon le communiqué, tout le monde s’accorde à dire qu’une intégration réussie passe avant tout par une étroite collaboration entre l’État et l’économie. « Le placement des réfugiés ou d’autres demandeurs d’emploi suisses est plus efficace lorsqu’il repose sur des contacts directs et non bureaucratiques ainsi que sur une collaboration basée sur la confiance », a déclaré le conseiller fédéral Beat Jans.

L’association Path2Work devrait jouer un rôle important à cet égard à l’avenir. Issue d’un projet de recherche de l’EPFZ et de l’Université de Lausanne, cette initiative gère déjà une plateforme numérique d’offres d’emploi et un service de conseil. Au cours d’une phase pilote de trois ans, l’Union patronale suisse et l’Union suisse des arts et métiers souhaitent soutenir le projet en collaboration avec d’autres acteurs. L’objectif est de donner un nouvel élan à l’intégration professionnelle.