La Diakonie autrichienne et l’Église évangélique appellent à un engagement clair en faveur de la protection des réfugiés

17 Juin 2026

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la Diakonie autrichienne et l’Église évangélique A.B. appellent à ne pas porter atteinte à la protection des réfugiés et à respecter rigoureusement la Convention de Genève relative au statut des réfugiés.

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, la Diakonie autrichienne et l’Église évangélique A.B. en Autriche ont lancé un avertissement pressant contre tout affaiblissement de la protection internationale des réfugiés. Dans une déclaration commune, l’évêque de l’Église évangélique A.B. d’Autriche, Cornelia Richter, et la directrice de la Diaconie autrichienne, Maria Katharina Moser, rappellent que l’adoption de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés fête cette année son 75e anniversaire. Depuis son entrée en vigueur, cette convention a permis d’offrir protection et sécurité à d’innombrables personnes et reste aujourd’hui encore d’une importance capitale.

La manière dont sont traitées les personnes en fuite constitue un baromètre du respect de la dignité humaine et de la valeur que les sociétés accordent à la vie humaine, indique le communiqué. Richter et Moser déclarent textuellement : « Les personnes qui cherchent une protection contre la persécution ne doivent pas être refoulées à des frontières fermées ni renvoyées vers la torture, la violence ou la mort. C’est ce que garantit la Convention de Genève relative au statut des réfugiés depuis 75 ans. Cette garantie a sauvé d’innombrables vies.»

La Diaconie autrichienne et l’Église évangélique A.B. soulignent que la Convention de Genève consacre un principe déjà ancré dans les traditions bibliques : le droit doit servir à la protection des étrangers. Selon le communiqué, l’évêque Richter critique une évolution dans laquelle la conception du droit d’asile s’éloigne de plus en plus de la protection et de l’accueil pour s’orienter vers le cloisonnement. Cela serait en contradiction avec les valeurs chrétiennes et sociétales. La protection de la vie et de l’intégrité physique, la sécurité, la liberté et la famille doivent s’appliquer de manière égale à tous les êtres humains, quelle que soit leur origine.

Maria Katharina Moser rappelle que la Convention de Genève relative au statut des réfugiés est née des expériences de personnes qui n’avaient trouvé aucune protection lors de leur fuite. Il ne s’agit donc pas d’un souvenir historique, mais d’une mission d’actualité. Selon le communiqué, quiconque refuse aux personnes en quête de protection l’accès à une procédure d’asile équitable remet en cause les principes fondamentaux de la dignité humaine et de l’État de droit. L’Autriche doit se montrer à la hauteur de sa tradition humanitaire et de ses obligations en vertu du droit international.

Parallèlement, les deux organisations se prononcent en faveur de mesures d’intégration concrètes. Les réfugiés devraient pouvoir accéder rapidement à l’apprentissage de la langue allemande, à des offres de formation et au marché du travail. Une attention particulière doit être accordée aux réfugiés mineurs.

Les organisations suivent également avec inquiétude la situation aux frontières extérieures de l’Europe. On y observe toujours des refoulements illégaux, des violences à l’encontre des personnes en quête de protection et des pratiques qui empêchent ces personnes de déposer ne serait-ce qu’une demande d’asile. La Diakonie Autriche indique, entre autres, soutenir un projet en Bosnie, près du camp de Lipa, qui apporte une aide médicale et humanitaire aux personnes ayant franchi ces frontières.

En conclusion, la Diakonie autrichienne et l’Église évangélique rappellent que la protection des réfugiés ne doit pas devenir un sujet de négociation. L’Europe et l’Autriche doivent rester des lieux où les personnes en fuite trouvent protection et une oreille attentive.