Le Conseil de l’Église zurichoise recommande le oui à des règles sur l’aide au suicide

31 Août 2026

L’Église réformée du canton de Zurich soutient le contre-projet du Conseil cantonal concernant l’aide au suicide dans les établissements privés pour personnes âgées et de soins, ainsi que dans les hôpitaux. Elle associe ainsi le droit à l’autodétermination à la protection des personnes dans des situations de vie particulièrement éprouvantes.

En septembre, l’électorat zurichois votera sur le contre-projet du Conseil cantonal à l’initiative populaire «Autodétermination en fin de vie également dans les établissements pour personnes âgées et de soins». Le projet règle l’aide au suicide dans les établissements privés ainsi que dans les hôpitaux publics et privés. Les établissements publics pour personnes âgées et de soins sont déjà tenus aujourd’hui de tolérer l’aide au suicide à certaines conditions.

Le Conseil de l’Église de l’Église réformée du canton de Zurich recommande de voter oui au contre-projet. Il le qualifie d’évolution équilibrée des règles relatives au suicide assisté, c’est-à-dire à l’aide au suicide à laquelle une personne capable de discernement recourt elle-même.

La présidente du Conseil de l’Église, Esther Straub, souligne la liberté personnelle en fin de vie : «Les personnes doivent pouvoir organiser leur vie et leur fin de vie de manière autodéterminée, dans le cadre d’une réflexion personnelle en conscience. Cette liberté fait partie de la dignité de chaque être humain et mérite le respect.»

Selon le Conseil de l’Église, les décisions relatives à l’aide au suicide ne concernent toutefois pas uniquement la personne concernée. Les proches, les personnes vivant dans le même établissement ainsi que le personnel des établissements et des hôpitaux sont également touchés. Les institutions doivent donc garantir à la fois l’autodétermination des résidentes et résidents ainsi que des patientes et patients, et un environnement empreint de sollicitude, de protection et de respect.

L’Église évoque en outre une possible pression sociale : avec l’acceptation croissante de l’aide au suicide, la crainte de devenir une charge pour autrui peut également s’accentuer. Il faut donc des lieux où les décisions concernant la fin de vie ne sont pas prises sous cette pression des attentes.

Du point de vue du Conseil de l’Église, le contre-projet fixe à cet effet les limites nécessaires. L’aide au suicide ne doit toujours pas être possible dans les établissements psychiatriques ni dans l’exécution judiciaire des peines. Il ne s’agit souvent pas de lieux de séjour librement choisis, explique Esther Straub. Là où le désir d’échapper à une situation éprouvante peut être particulièrement fort, des espaces de protection doivent être préservés.

Pour l’accompagnement diaconal, le Conseil de l’Église met en avant le soutien pastoral dans les situations limites. Celui-ci s’adresse non seulement aux personnes dans leur dernière phase de vie, mais aussi à leurs proches et au personnel des établissements. Permettre l’autodétermination tout en garantissant la protection constitue à cet égard la tâche centrale.

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