Le réseau contre l’excision renforce son travail de sensibilisation

10 Fév 2025

Selon Caritas Suisse, le personnel de santé joue un rôle central dans le diagnostic et le traitement de l'excision. Cependant, les professionnels de santé ne disposent pas toujours des connaissances nécessaires à cet effet.

L’excision est une tradition profondément ancrée dans de nombreux pays d’Afrique, du Proche-Orient et d’Asie, indique Caritas Suisse dans un communiqué de presse. En Suisse aussi, des milliers de femmes et de jeunes filles ont été excisées dans leur pays d’origine.

Beaucoup d’entre elles souffrent toute leur vie des conséquences physiques et psychologiques de cette pratique, poursuit le communiqué. Cependant, les médecins ainsi que les autorités scolaires, sociales et judiciaires ne disposent pas toujours des connaissances suffisantes pour apporter l’aide médicale, psychologique et juridique nécessaire.

Le réseau suisse contre l’excision estime qu’il est nécessaire d’agir, en particulier dans le secteur de la santé. Souvent, les professionnels de la santé ne reconnaissent pas les mutilations génitales féminines ou ne savent pas comment aborder ce sujet sensible.

Il existe certes dans certains hôpitaux et cabinets des personnes engagées qui s’investissent dans la prévention et la prise en charge adéquate des femmes et des filles concernées. Mais lorsque ces personnes changent de poste, les connaissances spécialisées se perdent.

Le réseau poursuit en disant que la prise en charge des personnes concernées et le traitement des conséquences de l’excision devraient être institutionnalisés, tant dans la pratique que dans la formation initiale et continue. Il est désormais prévu de proposer davantage de formations continues. Selon le communiqué, le groupe cible principal est constitué de spécialistes des domaines de l’obstétrique, de la gynécologie, de la pédiatrie et des soins infirmiers.

D’autre part, le réseau souhaite faire connaître les recommandations interdisciplinaires déjà existantes destinées aux professionnels de la santé. En même temps, il est nécessaire de proposer des formations continues à la fois scientifiques et pratiques pour le personnel médical spécialisé, poursuit le communiqué. Des connaissances plus approfondies pourraient faciliter la communication avec les femmes concernées, améliorer le diagnostic et la prise en charge des conséquences physiques et psychosexuelles, et favoriser la prévention.