Les incidents racistes sont particulièrement fréquents dans le secteur de l’éducation, qui occupe à nouveau la première place avec 22 % de l’ensemble des cas. Viennent ensuite le lieu de travail (17 %), ainsi que l’espace public et le voisinage. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la fréquence, mais aussi la nature des incidents : les insultes représentent environ un quart de tous les cas signalés, les fausses accusations environ 15 %.
Sur le fond, le racisme anti-Noirs (33 %) ainsi que la xénophobie et l’hostilité envers les étrangers (30 %) continuent de dominer. Le racisme antimusulman a nettement augmenté et représente désormais 23 % des cas. L’antisémitisme reste à un niveau constamment élevé.
Le rapport met également en évidence des problèmes structurels : dans de nombreux cas, les instances responsables – telles que les employeurs ou les enseignants – n’interviennent pas suffisamment. Les personnes concernées se retrouvent ainsi souvent sans protection efficace. Parallèlement, les centres de consultation travaillent sous une charge de travail toujours élevée, sans que les ressources en personnel aient été renforcées en conséquence.
Il est important de replacer cela dans son contexte : les cas documentés ne reflètent qu’une partie de la réalité. Pour de nombreuses personnes, le racisme est une réalité quotidienne qui se manifeste dans différents domaines de la vie. Pour lutter efficacement contre ce phénomène, il faut donc non seulement sensibiliser la population, mais aussi mettre en place des mesures ciblées dans les domaines de l’éducation, du monde du travail et de la société dans son ensemble.
