Les Églises réformées de Berne renforcent leur soutien aux personnes en situation de détresse

22 Mai 2026

Les Églises réformées de Berne-Jura-Soleure souhaitent apporter un soutien accru aux personnes en situation de précarité et développent également des offres ecclésiastiques destinées aux personnes souffrant de troubles cognitifs.

Lors de leur synode des 19 et 20 mai à Berne, les Églises réformées de Berne-Jura-Soleure ont décidé d’allouer des moyens supplémentaires pour venir en aide aux personnes en situation difficile. Comme le rapporte le portail Réformés.ch, le synode a approuvé une contribution annuelle de 200 000 francs en faveur du Centre bernois de conseil juridique pour les personnes en situation de détresse.

Ces fonds doivent être versés jusqu’en 2029. Selon le communiqué, 80 000 francs par an sont prévus pour les consultations en droit social et 60 000 francs pour les consultations en droit d’asile et des migrations. Selon le communiqué, le conseiller synodal Ueli Burkhalter a expliqué que les personnes issues de l’immigration et en situation de précarité financière se heurtaient souvent à des obstacles majeurs « sans que cela soit de leur faute ». Même les personnes vivant en Suisse depuis longtemps renonceraient souvent à demander une aide financière par crainte de perdre leur statut de séjour.

Les Églises réformées de Berne-Jura-Soleure comptent parmi les cofondatrices du centre de conseil et le soutiennent financièrement depuis 2009. L’augmentation des contributions s’inscrit notamment dans le cadre d’un projet pilote dans le domaine du droit des migrations, lancé en 2023 en collaboration avec la Communauté de travail des Églises chrétiennes du canton de Berne. Ce projet proposait des consultations juridiques et sociales gratuites afin de mieux accompagner les personnes en situation difficile sur le plan du droit des migrations.

À l’issue de la phase pilote, les organisations participantes ont cherché un financement à long terme. Une contribution annuelle supplémentaire de 80 000 francs n’était toutefois pas réaliste compte tenu de la situation financière tendue des Églises, précise-t-on. Le Synode a donc opté pour un compromis et approuvé 60 000 francs supplémentaires par an pour les consultations en droit des migrations.

Par ailleurs, le Synode s’est penché sur un nouveau projet visant à promouvoir les offres ecclésiastiques destinées aux adultes présentant des troubles cognitifs. Un crédit d’engagement maximal de 590 000 francs a été demandé pour les années 2025 à 2028. La déléguée du groupe jurassien, Sylviane Zumlauf, a qualifié de « va-de-soi » la promotion de telles offres. Dans le même temps, il a été souligné que les projets devaient être développés autant que possible au niveau local.

Une approche dite « ascendante » est donc prévue : les paroisses et les régions doivent recevoir des moyens financiers pour développer leurs propres offres inclusives. L’objectif est d’impliquer davantage les personnes présentant des troubles cognitifs dans la vie spirituelle et de favoriser leur participation au sein des paroisses. Selon le communiqué, la conseillère synodale Ursula Marti a déclaré que le Conseil synodal se réjouissait désormais « de se mettre au travail pour développer ces offres ».

Outre les questions de politique sociale, le Synode a également approuvé les comptes annuels 2025. Ceux-ci affichent un excédent de recettes de près de 595 000 francs et se sont révélés nettement meilleurs que prévu. Cela s’explique notamment par des recettes plus élevées provenant des impôts ecclésiastiques ainsi que par des frais de personnel et d’exploitation moins élevés. En outre, les délégués ont pris connaissance du rapport final sur le nouveau site Internet de l’Église. Celui-ci vise à renforcer la communication interne et externe et, pour la première fois, à offrir un espace pour des commentaires et des articles approfondis.