OFS : les personnes handicapées sont moins satisfaites de leur vie

28 Nov 2025

Selon l'Office fédéral de la statistique, les personnes handicapées en Suisse évaluent leur vie, leur santé et leur situation financière nettement moins favorablement que les personnes non handicapées.

À l’approche de la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, l’Office fédéral de la statistique (OFS) publie de nouvelles données sur les conditions de vie des personnes handicapées et non handicapées en Suisse. Ces données sont basées sur les résultats de l’enquête sur les revenus et les conditions de vie (SILC) 2023. L’OFS constate que les personnes handicapées sont généralement moins satisfaites de leur vie actuelle que le reste de la population. Sur une échelle de 0 à 10, elles obtiennent en moyenne un score de satisfaction de 6,9, tandis que la population non handicapée obtient 7,9 points, selon le communiqué.

Selon l’OFS, cette différence se manifeste dans presque toutes les dimensions du bien-être subjectif prises en compte. Les différences sont particulièrement marquées en ce qui concerne la satisfaction à l’égard de l’état de santé et de la situation financière personnelle. Les personnes handicapées évaluent leur état de santé à 6,0 points en moyenne, contre 8,3 points pour les personnes non handicapées. La situation est similaire en ce qui concerne la situation financière : la valeur moyenne est de 6,2 points pour les personnes handicapées et de 7,2 points pour le reste de la population.

Les évaluations montrent également que le degré de handicap joue un rôle central. L’OFS formule : « Plus le degré de handicap est élevé, plus la satisfaction est faible. » Les personnes handicapées fortement limitées n’atteignent qu’une valeur de 5,6 points pour la satisfaction générale dans la vie. En ce qui concerne la satisfaction à l’égard de leur propre état de santé, la moyenne de ce groupe tombe à 3,9 points, et à 4,9 points pour la situation financière. Les personnes fortement limitées obtiennent donc des résultats nettement moins bons que les personnes sans handicap dans tous les domaines mentionnés.

Selon l’OFS, un déséquilibre est également observable dans la vie professionnelle. La qualité de vie au travail est globalement moins bonne pour les personnes handicapées que pour les personnes actives non handicapées. Le facteur décisif est ici de savoir si le revenu, les conditions de travail et l’ambiance au travail sont jugés satisfaisants. « La proportion de personnes actives satisfaites à la fois de leur revenu, de leurs conditions de travail et de l’ambiance au travail est plus faible chez les personnes handicapées que chez les personnes non handicapées (68 % contre 78 %) », indique le communiqué. Chez les personnes fortement handicapées, cette proportion n’est que de 56 %.

L’OFS souligne que les enquêtes sur la satisfaction dans la vie sont un instrument important pour faire progresser l’égalité des personnes handicapées. Selon l’office fédéral, les différences objectives entre les personnes handicapées et non handicapées qui ressortent des données permettent d’identifier les domaines problématiques et d’en déduire des possibilités d’amélioration pour la politique, le système social et le monde du travail.