Réinsertion AI : plus de 19 000 personnes ont trouvé un emploi en 2025

28 Juil 2026

En 2025, l’assurance-invalidité a accompagné environ 61 000 personnes dans leur réinsertion professionnelle. Près de la moitié des procédures menées à bien ont débouché directement sur un emploi sur le marché du travail primaire.

Environ 61 000 assurés ont participé en 2025 à une ou plusieurs mesures de réadaptation professionnelle proposées par l’assurance-invalidité (AI). Cela représente 3 300 personnes de plus que l’année précédente et un peu plus de trois fois plus qu’en 2008, comme l’indique l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS). Le coût de ces mesures s’est élevé à 979 millions de francs ; 37 000 autres personnes ont perçu des indemnités journalières pour un montant total de 780 millions de francs.

L’AI aide les personnes confrontées à des problèmes de santé à maintenir, retrouver ou améliorer leur capacité de gain. Le principe «la réadaptation prime la rente» s’applique : le droit à une rente n’est examiné que lorsque toutes les possibilités de réadaptation professionnelle ont été épuisées. Les révisions législatives de 2008, 2012 et 2022 ont permis de renforcer les instruments d’intégration professionnelle.

Plus de 41 000 personnes ont achevé leur processus de réadaptation en 2025. Selon le communiqué, environ 19’200 d’entre elles, soit 47 %, ont trouvé un emploi sur le marché du travail primaire. Environ 7’000 autres personnes, soit 17 %, étaient à nouveau aptes au travail, mais n’avaient pas encore trouvé d’emploi. Pour environ 14’900 personnes, soit 34 %, une insertion professionnelle n’était pas ou pas encore possible pour diverses raisons. Par rapport à l’année précédente, ces résultats se sont légèrement améliorés.

Le suivi montre en outre l’évolution après la clôture d’une procédure : sur les quelque 23 000 personnes ayant achevé leur processus de réinsertion en 2023, environ 13 600, soit 58 %, percevaient un revenu sans rente un an plus tard. L’année précédente, cette proportion s’élevait à 46 %.

L’OFAS cite les maladies psychiques comme cause d’invalidité la plus fréquente. En 2025, elles concernaient, dans 55 % des cas, des personnes bénéficiant de mesures de réadaptation professionnelle. Venaient ensuite les maladies des os et de l’appareil locomoteur (14 %), les infirmités congénitales (12 %) et les accidents (8 %).

Les mesures de l’AI comprennent le conseil et l’accompagnement, les interventions précoces telles que les adaptations du poste de travail ou les cours de formation, les mesures d’intégration visant à préparer la réinsertion professionnelle, ainsi que les mesures professionnelles. Celles-ci incluent notamment l’orientation professionnelle, les formations initiales, les reconversions professionnelles, le placement et les essais de travail.