Sondage : une faible majorité des enseignants soutient l’école inclusive

25 Août 2026

Un sondage mené auprès de plus de 10 000 enseignants de Suisse alémanique révèle des avis partagés et appelle à de meilleures conditions pour sa mise en œuvre.

Une courte majorité du corps enseignant en Suisse soutient l’école inclusive. C’est ce que rapporte insieme Suisse, en se référant à un sondage de l’organisation faîtière des enseignantes et enseignants suisses (LCH).

On parle d’école inclusive lorsque des enfants et des jeunes avec ou sans handicap apprennent autant que possible ensemble et peuvent participer à la vie scolaire quotidienne. Pour les enfants avec une déficience intellectuelle et leurs familles, cela revêt une importance particulière, car l’accès à la formation peut également renforcer les contacts sociaux et la participation dans le cadre de vie.

Selon insieme, l’adhésion des enseignantes et enseignants interrogés reste toutefois étroite. Le communiqué, intitulé « École inclusive : les enseignantes et enseignants réaffirment leur exigence de meilleures conditions », souligne ainsi que la mise en œuvre ne dépend pas seulement de l’attitude fondamentale envers l’inclusion.

Les conditions concrètes que le corps enseignant juge insuffisantes ne ressortent pas de l’article actuellement accessible sur la page d’aperçu d’insieme. Les résultats détaillés du sondage de la LCH, notamment le nombre de personnes interrogées ou les différentes revendications, n’y sont pas non plus indiqués.

Pour la pratique sociale et diaconale, ce communiqué souligne que la participation des enfants en situation de handicap dans le domaine de l’éducation nécessite des conditions fiables. L’accent est mis sur les écoles, les familles et les offres de soutien qui doivent permettre l’apprentissage en commun au quotidien.

Les informations proviennent d’un communiqué d’insieme Suisse du 18 août 2026. Une analyse plus approfondie des résultats du sondage suppose de consulter l’ensemble des documents de la LCH.

Matériaux

L’école inclusive fait l’objet d’un débat controversé en Suisse. Un sondage représentatif mené par l’association faîtière des enseignantes et enseignants suisses (LCH) donne désormais un aperçu de l’attitude des professionnels qui mettent en œuvre l’enseignement inclusif au quotidien. 51 % des personnes interrogées sont favorables à cette idée, 48 % y sont sceptiques et 1 % se déclare neutre.
10 394 enseignants, pédagogues curatifs et professionnels thérapeutiques des cycles 1 à 3 ont participé à cette enquête. Ils enseignent en moyenne à des classes de 18 élèves ; selon le communiqué, sept d’entre eux présentent soit un diagnostic formel, soit un besoin supplémentaire de soutien.

La présidente de la LCH, Dagmar Rösler, contextualise le scepticisme des personnes interrogées : « Ce scepticisme n’est toutefois pas l’expression d’un manque de volonté, mais le résultat de ressources insuffisantes ou mal réparties. » Le débat politique actuel serait jusqu’à présent souvent marqué par des cas isolés et des présentations incomplètes, selon le communiqué.

Si les personnes interrogées font état d’un soutien existant, 57 % d’entre elles le jugent toutefois insuffisant. Les enseignants titulaires se sentent particulièrement sollicités par rapport aux collaborateurs occupant des fonctions de soutien spécialisées. Urs Bieri, de l’institut de sondage gfs.bern qui a mené l’enquête pour le compte de la LCH, souligne : « Ceux qui jugent le soutien suffisant évaluent plus favorablement l’école inclusive. »

Sur le plan structurel, la mise en œuvre est bien avancée : 84 % des personnes interrogées considèrent que l’intégration dans les classes ordinaires est une réalité. Il reste toutefois des efforts à fournir en matière de rapidité des diagnostics ainsi que de ressources financières, humaines et temporelles. De même, les effets escomptés, tels qu’une plus grande égalité des chances, ne sont pas encore visibles de manière systématique.

La LCH tire cinq axes d’action de cette enquête : les procédures entre la demande de soutien et la mise en place des mesures doivent être accélérées, les ressources doivent être réparties de manière plus flexible en fonction des besoins pédagogiques et les classes doivent être réduites lorsque les besoins de soutien sont importants. En outre, l’association réclame davantage de personnel spécialisé et de temps pour la collaboration, ainsi que des offres de soutien temporaires et facilement accessibles, telles que les « îlots scolaires ».

« L’école inclusive en Suisse n’est pas un projet qui a échoué, mais un projet qui doit continuer à évoluer », déclare M. Rösler. Du point de vue de la LCH, il est essentiel que les responsables politiques créent et financent les conditions-cadres nécessaires à une mise en œuvre efficace.