Le 26 août 2026, le Conseil fédéral a adopté les dispositions d’exécution relatives au financement de l’aide et de l’accompagnement à domicile. Ces règles entreront en vigueur le 1er janvier 2028. Les bénéficiaires de rentes AVS et AI qui touchent des prestations complémentaires recevront un soutien supplémentaire lorsque le besoin est établi. Cela vaut aussi pour les personnes qui vivent une partie du temps dans un établissement ou à l’hôpital et une partie du temps à domicile.
Seront notamment financés l’aide au ménage, les livraisons de repas ainsi que les services d’accompagnement et de transport. Le soutien sera versé sous la forme d’un forfait mensuel. Les bénéficiaires de PC n’auront ainsi pas à régler eux-mêmes les factures avant d’en demander ensuite le remboursement. La modification législative doit faciliter une vie autonome à domicile et éviter des entrées prématurées en établissement.
Les cantons déterminent, dans le cadre des prescriptions fédérales, la manière dont le besoin de soutien est évalué et le montant des forfaits. Une contribution au débat de la Paul Schiller Stiftung énonce trois conditions pour une mise en œuvre efficace: un modèle de forfaits flexible et axé sur les besoins individuels, une évaluation indépendante et liée au quotidien menée par des services spécialisés qualifiés, ainsi qu’une information et un conseil actifs.
Selon cette contribution au débat, les personnes potentiellement éligibles devraient être abordées activement et de manière mobile, y compris au-delà du cercle des actuels bénéficiaires de PC. Des liens existent ici avec le travail mobile auprès des personnes âgées. L’étude présentée sur diakonie.ch décrit des offres qui atteignent les personnes âgées dans les quartiers, sur les marchés, dans les parcs ou dans des lieux de rencontre, instaurent la confiance et facilitent l’accès au conseil.
«Le b.a.-ba du travail mobile auprès des personnes âgées est le travail relationnel», déclare Remo Hofmann du Quartiertreffpunkt Wettstein à Bâle dans l’étude. Les offres mobiles peuvent attirer l’attention des personnes âgées sur de nouveaux droits, les soutenir pour s’orienter dans le système d’aide et établir des contacts avec les services compétents. L’évaluation professionnelle des besoins et la détermination des prestations restent du ressort des services spécialisés prévus par les cantons.
Les cantons doivent concrétiser leurs modèles d’ici au début de 2028. Pour les communes, les services spécialisés ainsi que le travail ecclésial et diaconal auprès des personnes âgées, la manière dont l’évaluation, le conseil et les offres existantes interagissent sera déterminante. Le nouveau financement pourra déployer ses effets en particulier si les personnes qui ne connaissent pas encore les offres de soutien ou y accèdent difficilement sont elles aussi atteintes.
